Scène bouleversante au Stade des Martyrs. Les Léopards U25 dames de basketball sur fauteuil roulant ont quitté le parquet en larmes, malgré une qualification historique pour les demi-finales de la CAN U25 organisée à Kinshasa.
Sur le terrain, les Congolaises sont irréprochables, trois victoires en trois matchs, une détermination exemplaire et un objectif clair décrocher une place pour la Coupe du monde. Un parcours qui force le respect. Mais en dehors du terrain, la réalité est tout autre.
Selon les informations, les frais de participation exigés par l’International Wheelchair Basketball Federation (IWBF) n’auraient toujours pas été réglés. Une situation incompréhensible, d’autant plus embarrassante pour un pays hôte.
À la veille d’un match décisif, la RDC se retrouve dans une position critique sans régularisation administrative et financière, les Léopards pourraient être empêchées de jouer.
Une situation qui frôle l’humiliation nationale.
Face à cette urgence, les joueuses ont lancé un véritable cri d’alarme à l’attention des autorités, notamment au Président Félix Tshisekedi, engagé en faveur de l’inclusion des personnes vivant avec handicap.
Pendant ce temps, leur dossier resterait bloqué au niveau des instances compétentes, laissant ces athlètes livrées à elles-mêmes, malgré leurs performances remarquables.
Comment expliquer qu’une équipe qui honore le pays sur le terrain soit fragilisée en dehors ?
Cette situation relance une problématique bien connue dans le sport congolais, celle du manque d’accompagnement structurel des sélections nationales.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de sport. Il s’agit de respect, de dignité et de responsabilité.
La RDC ne peut pas abandonner ses héroïnes. Il est encore temps d’agir.
Rédaction

