Trois ans après sa mise en place par la FIFA, le Comité de normalisation (CONOR) de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a tiré sa révérence ce mercredi 15 avril 2026. Une sortie sans éclat, à l’image d’un mandat qui laisse plus de questions que de certitudes.
Conçu comme un instrument de redressement, le CONOR avait une mission claire : stabiliser la gestion du football congolais et organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives. Trois ans plus tard, le constat est implacable, la promesse n’a pas été tenue.
Sous la direction successive de Dieudonné Sambi puis de Belinda Luntadila, l’organe transitoire n’a jamais réussi à franchir l’étape décisive du processus électoral. Blocages internes, manque de consensus, pesanteurs politiques ou déficit de leadership : les raisons peuvent être multiples, mais le résultat reste le même, une transition inachevée.

Aujourd’hui, la FECOFA se retrouve une fois de plus face à elle-même. La gestion est provisoirement confiée au secrétaire général, Lily Tshimpumpu, en attendant les élections annoncées pour le 20 mai. Une échéance qui ressemble davantage à une dernière chance qu’à une simple formalité.
Car au-delà des textes et des calendriers, c’est la crédibilité même de la gouvernance du football congolais qui est en jeu. Sortir de la normalisation ne suffira pas. Encore faudra-t-il éviter de retomber dans les travers qui ont justifié son instauration.
Le départ du CONOR ne marque pas forcément la fin de la crise.
Il pourrait, au contraire, en révéler toute la profondeur.
Jordi MISEMA

