Le calendrier de la 36e édition de la Coupe d’Afrique des Nations est désormais gravé dans le marbre. Suite à une décision entérinée lors du Congrès annuel de la FIFA à Vancouver, la compétition se tiendra officiellement du 19 juin au 17 juillet 2027, confirmant un retour à un format estival très attendu.
En s’appuyant sur l’expérience du CHAN 2024, le bloc Kenya-Tanzanie-Ouganda transforme l’essai avec le projet « Pamoja » pour la CAN 2027. Ce n’est plus une phase de test, mais une véritable offensive pour briser le monopole historique du Nord et de l’Ouest sur le football africain. En mutualisant leurs ressources, ces trois nations font du sport le moteur d’une accélération diplomatique et structurelle sans précédent pour l’Afrique de l’Est.
Cette édition estivale répond également à des impératifs économiques. En se déroulant durant la fenêtre internationale de fin de saison, la compétition maximise son exposition médiatique et son potentiel marketing mondial. La CAF cherche ici à transformer le tournoi en un produit d’exportation plus lucratif, capable de rivaliser avec les grandes compétitions internationales.
En RDC, l’annonce suscite une ferveur particulière. La proximité géographique avec les pays hôtes offre aux Léopards un avantage stratégique quasi à domicile. Pour la sélection congolaise, cette CAN représente une opportunité unique de confirmer son retour au sommet du football africain devant un public de supporters déplacés en masse.
Toutefois, le défi reste immense pour le trio organisateur. Entre la modernisation accélérée des stades et la gestion logistique de trois pays frontaliers, la réussite de 2027 servira de baromètre pour l’avenir des candidatures conjointes en Afrique. L’enjeu n’est plus seulement sportif, il s’agit de prouver la capacité opérationnelle d’un bloc régional entier.
FORTUNE LABI

