La course à la présidence de la Fecofa compte désormais neuf candidats. Parmi eux, une figure de poids : Véron Mosengo-Omba. L’ancien secrétaire général de la CAF a attendu les dernières minutes, dans la nuit du 21 avril, pour officialiser ses ambitions nationales. Son objectif ? Prendre les commandes d’une fédération qu’il a vu décliner alors qu’il occupait les plus hautes fonctions continentales.
Ce retour au pays intervient seulement quelques semaines après son départ de la CAF, le 29 mars dernier. Dans sa lettre d’adieu, il évoquait le besoin de se consacrer à des « projets personnels ». Il apparaît aujourd’hui que ce projet consiste à redresser le football congolais. Mais ce passage brusque des bureaux luxueux du Caire au terrain complexe de Kinshasa interroge sur ses réelles
Le candidat Mosengo-Omba arrive avec un héritage contrasté. S’il se targue d’avoir boosté les finances du football africain et aidé les fédérations membres, son départ a eu lieu dans un climat pesant. Quitter la CAF en plein milieu de scandales administratifs ternit son image et alimente les critiques de ses adversaires, qui voient en lui un profil plus controversé que salvateur.
La question est désormais sur toutes les lèvres : Véron Mosengo-Omba est-il le pompier pyromane ou le véritable sauveur capable de reconstruire le football en RDC ? Les électeurs devront trancher entre son expertise internationale indéniable et le poids des dossiers brûlants qu’il laisse derrière lui en Égypte.
Le dénouement de ce scrutin dira si Kinshasa est prête à accorder sa confiance à un homme dont la réputation oscille entre efficacité financière et controverses administratives.
FORTUNE LABI

