Avant la cérémonie élective de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), la secrétaire générale, Lyly Tshimpumpu, a livré un message fort sur les véritables défis auxquels fait face le football congolais. Entre le manque d’investissement dans les catégories de jeunes et les difficultés chroniques des clubs, son intervention relance le débat sur les priorités du prochain comité exécutif.
Prenant la parole dans un contexte marqué par les enjeux électoraux, elle a notamment dénoncé les obstacles rencontrés lors du déplacement des équipes de jeunes vers le Maroc, malgré l’accompagnement annoncé des autorités sportives et gouvernementales.
« Même si le ministère des Sports et le Gouvernement nous accompagnent, nous avons eu beaucoup de difficultés pour faire partir nos jeunes joueurs au Maroc. Le Congo regarde davantage les seniors A. Investir dans la jeunesse est une obligation », a-t-elle déclaré.
Par cette sortie, Lyly Tshimpumpu met en lumière une réalité souvent décriée dans le football congolais : l’attention accordée principalement aux Léopards seniors, au détriment de la formation et du développement des jeunes talents.
Une situation qui, selon plusieurs observateurs, fragilise la préparation de la relève nationale et compromet les ambitions d’un football durablement compétitif sur le continent africain.
À travers son message, la secrétaire générale de la FECOFA appelle ainsi à une réorientation de la politique sportive nationale, avec un accent particulier sur la formation, l’organisation des compétitions de jeunes ainsi que l’encadrement des talents locaux.
Dans la continuité de son intervention, elle a également attiré l’attention sur la situation préoccupante des clubs congolais, confrontés à de nombreuses difficultés financières et organisationnelles.
« J’invite le nouveau comité à s’occuper de nos clubs, car nos équipes sont asphyxiées », a-t-elle lancé.
Une déclaration qui illustre le malaise persistant au sein du championnat national, marqué par des problèmes de financement, d’infrastructures, de logistique et de gouvernance. Pour Lyly Tshimpumpu, le futur comité exécutif devra instaurer davantage de rigueur afin d’améliorer l’organisation des compétitions et de redonner de la crédibilité au football local.
Alors que la FECOFA s’apprête à renouveler ses instances dirigeantes, cette prise de position remet au centre des discussions les questions liées au développement, à la structuration et à la gouvernance du football congolais.
Au-delà des ambitions électorales, les attentes restent nombreuses autour du prochain comité exécutif, appelé à répondre aux défis de la formation des jeunes, du soutien aux clubs et de la professionnalisation du championnat national.
Jordi MISEMA

