La situation autour de Chancel Mbemba prend une tournure tendue entre club et sélection. Le LOSC Lille a officiellement décidé de saisir la FIFA après le non-respect du délai de retour du défenseur congolais, à l’issue de la récente fenêtre internationale marquée par la finale du barrage intercontinental mondial 2026.
Selon les règlements de l’instance faîtière du football mondial, tout joueur convoqué en sélection nationale est obligé de regagner son club dans un délai maximum de 48 heures après la fin de son engagement. Une obligation qui n’aurait pas été respectée par le capitaine des Léopards, provoquant une vive réaction du président lillois, Olivier Létang.
Agacé par cette situation, le dirigeant des Dogues dénonce un manquement qu’il juge inacceptable, évoquant même la possibilité de sanctions à l’encontre du joueur formé à Kinshasa. Cette démarche auprès de la FIFA pourrait ouvrir un contentieux entre le club français et le joueur, voire avec la fédération concernée.
Pendant ce temps, le LOSC a tenu à mettre en avant l’attitude professionnelle d’un autre international, Ngal’ayel Mukau, déjà de retour au sein de l’effectif après la trêve. Une manière de souligner le contraste dans la gestion des obligations post-sélection.
Ce dossier Mbemba intervient dans un contexte chargé d’émotions pour les supporters congolais, encore portés par le parcours de leur sélection. Reste désormais à savoir quelle suite donnera la FIFA à cette affaire et si des sanctions seront effectivement prises.
FRANCIS KABATA

