À un mois et demi de la Coupe du monde 2026, les autorités congolaises accélèrent sur le terrain diplomatique. Mardi 21 avril à Kinshasa, le ministre des Sports et loisirs, Didier Budimbu et la vice-ministre des Affaires étrangères Noëlla Ayeganagato Nakwipone ont engagé des échanges avec les représentants des ambassades des États-Unis et du Canada. Objectif : baliser les aspects logistiques et administratifs liés au déplacement de la délégation officielle appelée à accompagner les Léopards.
Au cœur des discussions, la facilitation des visas, la coordination des flux de supporters et l’encadrement global du séjour dans les deux pays hôtes du Coupe du monde de 2026, programmé du 11 juin au 19 juillet. Une démarche qui traduit la volonté de l’exécutif de mieux structurer la présence congolaise à l’international, bien au-delà du seul cadre sportif.

Sur le plan sportif, la RDC s’apprête à renouer avec la scène mondiale, 52 ans après sa première participation lors de la Coupe du monde 1974. Les Léopards évolueront dans un groupe relevé aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.
En marge de cette séquence diplomatique, le patron des sports, Didier Budimbu a également sonné l’alerte face à la recrudescence des arnaques en ligne liées au voyage des supporters. Le gouvernement insiste qu’aucun paiement ne sera exigé des fans sélectionnés. Les frais de transport, d’hébergement et de billetterie seront entièrement pris en charge par l’État.
Entre préparation logistique et vigilance sécuritaire, Kinshasa entend poser les bases d’une participation encadrée et maîtrisée des Léopards sur la scène mondiale.
Jordi MISEMA

