La Côte d’Ivoire a laissé filer une précieuse occasion de se rapprocher des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Opposés à l’Allemagne ce samedi lors de la deuxième journée de la phase de groupes, les Éléphants se sont inclinés (2-1) au terme d’un scénario cruel, marqué par un but allemand dans les ultimes secondes de la rencontre.
Pourtant, les hommes d’Emerse Faé avaient parfaitement entamé la partie face à l’un des favoris du tournoi. Dominateurs et entreprenants, les Ivoiriens ont multiplié les offensives avant d’être récompensés à la 30e minute grâce à leur capitaine, Franck Kessié. Solides et disciplinés, ils ont rejoint les vestiaires avec un avantage mérité (1-0).
Au retour des vestiaires, les Éléphants ont conservé la même intensité. Portés par un excellent Amad Diallo, ils ont mis la défense allemande sous pression sans toutefois parvenir à faire le break. Un manque d’efficacité qui allait finalement leur coûter cher.
Sentant son équipe en difficulté, le sélectionneur allemand Julian Nagelsmann a procédé à plusieurs ajustements tactiques. Son choix s’est révélé payant avec l’entrée en jeu de Deniz Undav à l’heure de jeu. Huit minutes plus tard, l’attaquant allemand remettait les deux équipes à égalité.
Malgré ce coup dur, la Côte d’Ivoire a continué à y croire. En fin de rencontre, Nicolas Pépé a parfaitement servi Simon Adingra, mais ce dernier a manqué une énorme occasion qui aurait pu offrir la victoire aux siens.
Comme souvent dans les grands rendez-vous, l’Allemagne a fait parler son réalisme. Alors que le match semblait se diriger vers un partage des points, Deniz Undav a surgi dans le temps additionnel (90+4) pour inscrire son deuxième but de la soirée et offrir la victoire à la Mannschaft.
Une défaite frustrante pour les Éléphants, qui auront longtemps tenu tête à l’un des géants du football mondial avant de céder dans les derniers instants. Les Allemands, eux, ont démontré leur expérience et leur sang-froid pour arracher un succès précieux, inscrivant symboliquement leur « Nzombo le soir » aux dépens des Ivoiriens.
Jordi MISEMA

